Les Maîllons d’une Chaîne

Thap M’belan : Ta’a, que fais tu assis au milieu du chemin ?

Tambè : Je contemple la Danse du Monde une dernière fois Thap M’Belan.

Thap M’belan : Mais ne fais-tu pas partie de cette Danse du Monde ?

Tambè : Si, bien sûr et c’est justement ce pourquoi je demeure immobile afin de la perturber le moins possible et la ressentir davantage.

Thap M’belan : Et lorsque tu la contemples, comment est-elle ?

Tambè : Elle est magnifique mon enfant, assieds-toi, contemplons la ensemble !

Thap M’belan : Oui, je la vois également !

Tambè : (sourire)

Thap M’belan : Ta’a, mais pourquoi ne l’avais-je jamais remarqué ?

Tambè : Parce que tu es trop occupé à remplir ta tête de choses inutiles.

Thap M’belan : Il faut donc que je Vide ma tête ?

Tambè : Comment veux-tu remplir un verre déjà plein Thap M’Belan ? Vide ton verre de tes Désirs et laisse la Vie le remplir pour toi. Comment te sens-tu ?

Thap M’belan : Comme Envahi d’une énergie nouvelle, c’est comme si mon Coeur Dansait à son tour.

Tambè : N’est-Elle pas somptueuse ?

Thap M’belan : Mais qui est responsable de cette Danse ?

Tambè : Haha, continue à la contempler et tu le sauras, mais est-ce bien important de le savoir ?

Thap M’belan : Qu’est-ce qui importe alors ?

Tambè : De veiller sur Elle, de faire que jamais cette Danse ne s’arrête, Elle est lien entre tout ce qui existe, le pont entre Toi et tes Ancêtres, de Toi et tes Enfants, Elle est le Souffle de la Vie.

Thap M’belan : Et comment veille-t-on sur Elle ?

Tambè : En l’observant comme nous le faisons actuellement.

Thap M’belan : Heureusement que tu es là alors !

Tambè : je vais d’ailleurs y aller.

Thap M’belan : Tu pars ?!! Mais Où ça ?!!

Tambè : Il est Temps pour moi de rentrer à la Maison.

Thap M’belan : A la Maison ?!! Mais qui va rester Veiller sur la Danse si tu t’en vas ?!!

Tambè : Nous tous sommes les Maillons d’une Chaîne, d’une très longue Chaîne, ne l’oublie pas.

Thap M’belan : Qu’est-ce ça veut dire ?!! Et pourquoi me fixes-tu en souriant ?

Tambè : …

Thap M’belan : C’est à mon tour de Veiller sur Elle, n’est-ce pas Ta’a ?

Tambè : (sourire), au revoir Thap M’Belan !

Thap M’belan : Merci Ta’a !

Tambè : Non, c’est moi qui te remercie d’être venu à moi, je peux partir en paix, je sais que tu Veilleras sur Elle mieux encore que je n’ai pu le faire !